Le jardin planétaire

"Ensemble, nous décidons que la Terre est un seul et petit jardin". Cette proposition de Gilles Clément, initiateur du jardin en mouvement et du jardin planétaire, bouleverse, à l'aube du troisième millénaire, la réflexion sur l'homme et son environnement. En embrassant la planète tout entière, enclos autonome et fragile, Gilles Clément appelle à mieux comprendre avant d'intervenir, à observer pour agir, à faire avec plutôt que contre la nature. Dans cette promenade, il nous entraîne au " Jardin des connaissances ", où les sciences croisent l'art, l'imaginaire, les mythes et les légendes, dans un espace de verdure et de poésie. Diversité, mouvement, assemblage entre les êtres vivants : la nature offre les richesses de son paysage à l'homme- jardinier. A celui-ci d'organiser son territoire et d'y ménager la vie selon sa culture et à son échelle. Prélever sans appauvrir, consommer sans dégrader, produire sans épuiser, vivre sans détruire, c'est possible. Le " Jardin des expériences " le raconte et dit comment le jardinier, citoyen planétaire, agit localement, au nom et en conscience de la planète.

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Les jardins du Rayol

Acquis en 1989 par le Conservatoire du littoral, après quinze années d'abandon, le domaine du Rayol, fragment de nature préservée de la Corniche des Maures, devient un jardin des climats méditerranéens du monde dont les paysages ont pour point commun une biologie liée aux rythmes heurtés de la pluviométrie locale, au feu, au vent et à la mer.

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Eloge des vagabondes

Pavot de Californie, rhubarbe du Tibet, grande berce du Caucase, renouée du Japon... Portées par le vent, par les animaux ou sous la semelle de nos souliers, les plantes vagabondes ont conquis, avec témérité et vitalité, nos jardins, nos talus, nos friches.

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Le jardin planétaire (colloque)

Un jardin planétaire. L'expression sonne comme la nostalgie de l'Eden, ce paradis perdu que l'Occident a tant représenté tout en quittant peu à peu l'idée ait pu exister, encore moins qu'il puisse revenir un jour. Pourtant, par un détour inatendu, ce rêve s'impose aujourd'hui quand la Terre nous apparaît si petite et si fragile, car la peur d'une apocalypse des pollutions nous rend l'espoir d'une utopie, réaliste cette fois, l'utopie d'un monde protègeant sa beauté, sa santé, son avenir.

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Les jardins planétaires

L'intuition selon laquelle il est nécessaire au scientifique, à quiconque, autant qu'à l'artiste de faire usage d'évocations plastiques ou imaginaires pour agir indirectement, via le regard, c'est à dire in visu, sur l'évolution du monde, fait de Gilles Clément une personalité singulière dans le milieu des jardiniers.

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Le dindon et le dodo

Normalement, le jardinier, on se l'imagine dans son jardin, penché sur ses fleurs ou ses légumes. Mais voici un jardinier voyageur, qui explore à travers les continents les ressources du monde végétal. Et ce que ce jardinier nous dit, c'est que les plantes elles-mêmes sont voyageuses, qu'elles se répandent et s'adaptent, écrivant sur la terre la carte mobile du vivant. De ce " jardin en mouvement " des pollens au " jardin planétaire ", il n'y a qu'un pas. C'est ainsi que les animaux sont liés aux plantes et vice versa, que nous sommes nous-mêmes liés à tout cela. Le jardinier connaît plein d'histoires pour nous en convaincre. A l'heure des destructions et des menaces pesant sur les équilibres naturels, le jardin figure un abri, un refuge. Mais pour Gilles Clément, c'est d'abord un exemple : non tant le souvenir d'un paradis que l'idée d'une terre habitable et partagée.

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